Une véritable opèration mathématique

Une véritable opèration mathématique
Une véritable opération d'amour

Toi et moi, nous sommes une véritable opération mathématique
Un plus un égal deux tel le ciel et la terre qui sont vieux
Mais je retiens le chiffre UN qui est éternel tel un Dieu
Car à notre union, nous formons un seul corps magnifique

Me laissant recueillir par toi, sûre que tu ne sois pas nul
M'offrant à toi telle une déesse dans un rituel saint
Pour résoudre les équations de mon corps et le chiffre Un
En m'additionnant, me divisant et me multipliant en calcul

Avec mes formes orientales, mon ventre gonflé, mes mamelles
Je flotterai légère et douce sur ton corps comme une fleur
Sans retenir cette flamme qui nous brûle comme une douleur
Traversant le feu pour goutter les vrais plaisirs éternels

Dans les flammes, je ne soustrais aucun membre de ton corps
Je me multiplie en te prodiguant milles baisers et caresses
Je m'additionne en suçant ton sexe carnivore avec délice
Avec mes stimulations amoureuses, je t'emmène à la mort

Une mort éternelle qui soulagera la fatigue de tes peines
Et tu ne compteras plus quand tu défloreras ma fleur de lys
Ton membre goûtera de ma vigne jusqu'à qu'il gémisse
Ainsi cette union jusqu'à la béatitude ne sera pas vaine

La porte de ma vulve virginale, se fermera plus davantage
Afin que j'absorbe ta rosée dans mes membres avec douceur
Et grâce à notre combat lubrique en toute sa splendeur
Nous mutons dans un seul corps, puissance d'un amour sage

Par Samia Nasr

# Posté le samedi 21 juin 2008 22:47

Modifié le mardi 24 juin 2008 14:04

Une journée à Oud Maleh

Une journée à Oud Maleh
Une journée ensoleillée

Je me souviens de ce matin de Février
Où je sentais que le monde me souriait
Je me suis réveillé et quitter mon oreiller
Pour commencer une journée ensoleillée

On s'est retrouvé comme des hirondelles
La terre enchantée s'est faite plus belle
Quand tu m'as éloigné des murs de prison
Et m'emmener voire une magique saison

A notre arrivée, le Oud Maleh était désert
Il entama soudainement une mélodieuse air
En voyant nos âmes s'enivrant de joyeux sons
Et nos c½urs chantant une douce chanson

Loin de la ville, dans ce lumineux espace
La lumière du jour apaisa notre vie lasse
Et plana un doux parfum de jouvence
Que l'amour nous a rendu en récompense

Tu m'as fait découvert un réel univers
Dont j'ai admiré son vêtement vert
Où les fleurs constellèrent dans tes yeux
Et dansèrent en nous voyant amoureux

Le vaste univers se réjouit de ce jour
En écoutant les palpitations de notre amour
Et nos corps frémissants d'une fièvre
Que nous avons tiédit avec nos lèvres


Ecrit par Samia Nasr

# Posté le samedi 21 juin 2008 16:11

Modifié le samedi 21 juin 2008 16:26

Coeur vampire

Coeur vampire
Coeur Vampire



Dans mon c½ur endolori qui saigne
J'ai mis une grande sanglante enseigne
Où j'ai écrit pour les curieux visiteurs
Qui cherchent à conquérir mon c½ur
« Défense d'ouvrir cette maudite porte !
Que le vent et le temps vous emporte !
Loin de mon c½ur et de mon âme vampire,
Loin de ma plus grande saignante empire. »
Et si vous osez entrer dans mon c½ur
Vous entendrez des cris de terreur
Et la porte se ferma à double clé
Puisque vous avez réveillé ma plaie
Celle qui est profonde que la mort
Et ouverte tel un enfer sur mon corps
Vous aurez affaire à mon âme harassée
Dont mon propre amour j'étais blessée
Désormais, je ne reconnais aucun homme
Tellement ils ont saigné mon âme
Alors que je débordais toute la bonté
Et j'étais même un modèle de naïveté
Plus maintenant, prends garde à toi
Dans mon c½ur où le sang est roi
Il est le seul plaisir dont j'ai envie
Je n'ai envie ni d'amoureux ni d'amis
Puisque je suis devenue plus immonde
Que la perversité humaine de ce monde
Je n'ai plus de pitié ni la foi en personne
Je n'ai que des étranges mots qui sonnent
Comme sang, vengeance et la mort
Des mots qui accrocheront sur vos corps
Des crocs cannibales, suçant votre sang
Vous serez bien dominés et frémissants
Sous l'extase de ma morsure de vampire
Vous serez uni à moi pour le bon et le pire

Par Samia Nasr

# Posté le samedi 21 juin 2008 10:37

Modifié le mardi 24 juin 2008 14:05

Poème pour mon amie Sylvie

Poème pour mon amie Sylvie
Mon amie SYLVIE


Je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n'a pas eu la même vie
C'est vrai, tu ne m'as jamais vue
Mais, ton histoire, je l'ai vécue
On n'a pas eu les mêmes épreuves
Mais on a ramé sur le même fleuve
Un fleuve qui ne mène nulle part
Où même un être fou ne part

Oui, je te connais mon amie Sylvie
Toi et moi, on n'a pas eu la même vie
Nous n'avons pas la même religion
Mais nous avons les mêmes visions
Nous avons même vu notre tombeau
Que nous pleurions à brûler notre peau
Avec nos larmes noires et intarissables
Car nous y amènerons notre vie détestable

Je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n'a pas eu la même vie
Comme moi, tu as fait des enfants
Qui coûtent plus chers que notre sang
Et seules, nous courrons à leurs secours
En les défendant aux dépens de nos jours
Nos enfants sont nos seuls trésors
Que nous chérissions jusqu'à notre mort

Je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n'a pas eu la même vie
Nous n'avons pas eu beaucoup de chance
Dans cette stupide et éphémère existence
combien de fois nous avons vu toi et moi
Nos tristes c½urs saignés milles fois
De milles glaives de grandes douleurs
Par ce monde glacé d'injustice et de terreur

Oui, je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n'a pas eu la même vie
Nous avons essayé de s'armer de patience
Mais la vie nous a gonflé de désespérance
Pourtant nous avons des c½urs si beau
Que tous les gens arrachent un morceau
Ne nous laissant que des c½urs troués
Que chaque petite douleur peut les tuer


Je te connais bien, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n'a pas eu la même vie
Mais notre vie Sylvie, est la même
On est deux malheureuses femmes
Qui n'ont jamais eu la vie rose
Dans ce monde fait de milles choses
Un monde qui continue à lasser nos âmes
Alors qu'on est déjà lassée d'être femmes
Nous voyons notre vie et ce monde en noir
Sans même chausser des lunettes noirs

Oui, je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n'a pas eu la même vie
Mais je connais ton malheureux voyage
Tu sais, mon amie Sylvie, que je partage
Ta grande douleur et ta grande peine
Qui sont bien le rouge de tes veines
Nous aurions pu avoir une belle vie
Hélas, on l'a pas eu, mon amie Sylvie

Samia Nasr


Enregistré le 19 Février 2008 sur le site Affection
Par samiamax

# Posté le vendredi 20 juin 2008 10:21

Parle-nous de la Joie et de la Tristesse

Une femme dit alors : Parle-nous de la Joie et de la Tristesse.

Il répondit :

Votre joie est votre tristesse sans masque.
Et le même puits d'où jaillit votre rire a souvent été rempli de vos larmes.
Comment en serait-il autrement ?

Plus profonde est l'entaille découpée en vous par votre tristesse, plus grande est la joie que vous pouvez abriter.

La coupe qui contient votre vin n'est-elle pas celle que le potier flambait dans son four ?

Le luth qui console votre esprit n'est-il pas du même bois que celui creusé par les couteaux ?

Lorsque vous êtes joyeux, sondez votre coeur, et vous découvrirez que ce qui vous donne de la joie n'est autre que ce qui causait votre tristesse.

Lorsque vous êtes triste, examinez de nouveau votre coeur. Vous verrez qu'en vérité vous pleurez sur ce qui fit vos délices.

Certains parmi vous disent : La joie est plus grande que la tristesse", et d'autres disent : "Non, c'est la tristesse qui est la plus grande".

Moi je vous dis qu'elles sont inséparables.

Elles viennent ensemble, et si l'une est assise avec vous, à votre table, rappelez-vous que l'autre est endormie sur votre lit.

En vérité, vous êtes suspendus, telle une balance, entre votre tristesse et votre joie.

Il vous faut être vides pour rester immobiles et en équilibre.

Lorsque le gardien du trésor vous soulève pour peser son or et son argent dans les plateaux, votre joie et votre tristesse s'élèvent ou retombent.



Khalil Gibran, dans son livre "Le Prophète"
Parle-nous de la Joie et de la Tristesse

# Posté le vendredi 20 juin 2008 09:53

Modifié le dimanche 22 juin 2008 07:14