Dua Khalil Aswad victime de cette horrible sentence qu'on appelle "crimes d'honneur"

Dua Khalil Aswad  victime de cette horrible sentence qu'on appelle "crimes d'honneur"
Qu'est-ce que les "crimes d'honneur" ?






Le "crime d'honneur" ; crime commis contre des femmes au nom de l'honneur constitue un ensemble de violences -dont le meurtre en est la forme la plus extrême- infligée aux femmes par les membres de leurs familles.
Il s'agit de les punir pour une relation illicite, réelle ou supposée et/ou un "comportement immoral" : par exemple une simple discussion avec un voisin de sexe masculin.
Ces familles doivent sauver leur "honneur" en punissant la coupable; ce crime s'apparentant étroitement à la "vengeance dans le sang".

Ainsi meurent ou sont mutilées chaque année, des milliers de femmes et de filles, pour sauver l'honneur et laver dans le sang ce que considèrent la famille et la communauté comme une offense ; et ce dans un grand nombre de pays.
Beaucoup d'entre elles vivent en Turquie, au Pakistan ou en Jordanie ; mais aussi en Europe où l'on constate cette pratique au sein des communautés immigrées.
Ainsi, en mai 1999, le tribunal de Nottingham au Royaume Uni a condamné à la réclusion à perpétuité une femme pakistanaise et son fils pour le meurtre de leur fille (et s½ur) : pour eux, elle avait sali l'honneur de la famille en ayant eu des relations sexuelles en dehors du mariage.

Ces punitions prennent des formes diverses : ces femmes sont reniées par leur famille, elles sont coupées de leur environnement social et risquent d'être exploitées. Elles sont enlevées, menacées. Beaucoup d'entre elles sont torturées, mutilées et défigurées à vie ; brûlées par l'acide ou immolées.
Dans la plupart des cas, les meurtres et les mutilations sont perpétrés par le mari, le père ou le frère de la femme qu'il considère comme coupable. La famille considère qu'elle a sali leur honneur et doivent donc être punies pour cette offense. Le fait que les femmes soient considérées comme un objet, une propriété contribue à cette forme de violence ; cette idée étant très enracinée dans les sociétés patriarcales. Ces crimes sont commis dans tous les milieux, et ne concernent pas seulement les régions rurales, mais également les villes et les milieux " éduqués ".

La perception de ce qui salit l'honneur est très vaste : en effet, la simple impression qu'une femme a enfreint le code de conduite sexuel est une atteinte à l'honneur. Aussi, le contrôle des hommes s'exerce à la fois sur le corps des femmes, mais aussi sur leur comportement, l'ensemble de leurs faits et gestes, leur déplacement et leur langage.
Les crimes d'honneur sont alors commis si une femme est soupçonnée d'avoir eu des relations sexuelles en dehors du mariage, si elle a exprimé le souhait d'épouser l'homme de son choix : cette attitude constitue un défi grave car c'est le père qui doit négocier le mariage et qui reçoit une compensation en échange de sa fille. Pour la communauté, lorsqu'une femme demande le divorce cet acte est un défi public. Enfin, une femme victime d'une agression sexuelle est considérée comme coupable ; l'homme a qui elle " appartenait " est la victime dont l'honneur a été souillé, elle a donc déshonorer sa famille et l'honneur ne peut être lavé que par sa mort.

La vie de ces femmes est ainsi régie par des traditions discriminatoires qui impliquent une séparation stricte des sexes, et une soumission aux hommes. La vulnérabilité des femmes est renforcée par le peu de lieux d'accueil et de refuges au sein de ces pays.
En outre, la quasi-totalité de ces crimes, restent impunis. L'isolement et la crainte ressentis par les femmes qui vivent sous cette menace, sont aggravés par l'indifférence de l'Etat et sa complicité. Au Pakistan, la police ne poursuit que rarement les responsables de ces crimes ; en effet, les policiers se comportent souvent en gardien de cette tradition et de la moralité sur laquelle se base de telles " punition ". D'ailleurs, les pères ont fréquemment recours à eux pour retrouver, arrêter et faire emprisonner leurs filles, afin que la famille puisse ensuite les punir en se faisant justice elle-même.
Lorsqu'il y a des poursuites, la justice ne condamne les auteurs qu'à de légères peines. En effet, les juges ont tendance à renforcer les normes coutumières discriminatoires, ils retiennent généralement des circonstances atténuantes, et les victimes n'ont jamais la possibilité d'être entendues. De plus, il existe encore toute une série de lois discriminatoires envers les femmes.

Ainsi, de nombreux Etats ne respectent pas les obligations qu'ils ont prises en ratifiant notamment la Convention contre toutes les Formes de Discrimination à l'égard des Femmes (CEDAW); et entre autre l'article 5 qui oblige les Etats à " modifier les comportements sociaux et culturels des hommes et des femmes ".
Par exemple, le gouvernement pakistanais n'a mis aucun programme en place pour informer les femmes de leurs droits légaux et constitutionnels. Il n'a pris aucune mesure pour empêcher de tels crimes et mettre un terme à cette pratique : l'impunité demeure.



# Posté le mardi 08 juillet 2008 21:56

Dua Khalil Aswad, Lapidation à mort de cette jeune fille yezidie

Dua Khalil Aswad, Lapidation à mort de cette jeune fille yezidie
" Le monde est dangereux à vivre non à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laisse faire."
Albert Einstein



Dua Khalil Aswad a été lapidée dans le nord de l'Irak le 7 avril 2007
Une jeune fille de dix-sept ans a été lapidée publiquement le 7 avril 2007 dans la ville de Bashika, près de Mossoul (nord de l'Irak), pour une question d'«honneur».
Dua Khalil Aswad, qui était originaire du village de Bahzan, faisait partie de la minorité yézidie, non musulmane, et avait une relation avec un garçon musulman.
Elle n'était pas rentrée chez elle la nuit précédente.
Elle s'était apparemment convertie à l'islam, mais les informations sont contradictoires à ce sujet.
Alors qu'elle était hébergée dans la maison d'un chef tribal yézidi à Bashika, un groupe d'hommes a pénétré dans la maison et a traîné la jeune femme à l'extérieur.
Huit ou neuf hommes, dont certains de ses proches, ont lapidé Dua Khalil Aswad en présence de centaines de personnes.
Certaines ont filmé la scène avec leur téléphone portable.
Les forces de sécurité locales auraient assisté au meurtre, mais ne sont pas intervenues pour empêcher la lapidation ou pour arrêter les responsables.
L'Irak connaît actuellement un niveau de violence sans précédent et les femmes, depuis l'invasion du pays par l'armée américaine en 2003, sont enlevées et violées par des bandes criminelles et maltraitées par les groupes armés opposés au gouvernement irakien et à la présence de troupes étrangères.
Des informations font état d'une forte augmentation du nombre de femmes tuées par des proches masculins pour des questions d'«honneur» dans le pays, en particulier dans la région du Kurdistan.
Le droit irakien prévoit des peines légères pour les hommes qui commettent ce type de crime.
En 2000 et 2002, les autorités kurdes ont modifié la législation, mais des crimes d'«honneur» continuent d'être signalés.
Le 1er mai, le gouvernement régional kurde a déclaré que 40 condamnations pour des crimes d'«honneur» avaient été prononcées au Kurdistan et qu'au moins 24 autres affaires étaient en instance.
Malgré les appels et les pressions des militants des droits humains en Irak et dans le reste du monde, le gouvernement irakien n'a pas engagé de réformes juridiques pour que les crimes d'«honneur» soient reconnus comme une grave infraction pénale, ni adopté de mesures appropriées pour protéger les femmes contre ces pratiques.


Le 27 avril, Amnesty International a publié une déclaration publique pour condamner la lapidation de Dua Khalil Aswad et pour appeler les autorités irakiennes à traduire les responsables en justice.
Le gouvernement régional kurde, qui contrôle trois provinces dans le nord de l'Irak, a souligné dans sa déclaration du 1er mai que le meurtre avait eu lieu dans une zone administrée par le gouvernement irakien.
Il a aussi lancé un appel pour que les meurtriers de Dua Khalil Aswad soient traduits en justice.

Jusqu'à présent, le gouvernement irakien n'a pas réagi publiquement. Amnesty International a écrit aux autorités irakiennes le 8 mai pour savoir si une enquête avait été ouverte et pour demander que les meurtriers soient amenés à rendre des comptes.
L'organisation a également réclamé que la législation irakienne soit révisée afin que les crimes d'«honneur» soient considérés comme une grave infraction pénale.

Selon les toutes dernières informations, quatre hommes ont été arrêtés et inculpés de meurtre.
Parmi eux figure le cousin de Dua Khalil Aswad.
Ils sont détenus à la prison de Faisalia, à Mossoul.
Au moins deux autres hommes, dont l'oncle de la jeune femme, seraient actuellement recherchés par les autorités.

Des hommes armés appartenant à un groupe armé sunnite (musulman) auraient tué 23 travailleurs yézidis le 22 avril entre Bashika et Mossoul, apparemment à titre de représailles.
Amnesty International a également demandé que les auteurs de ces crimes soient traduits en justice.
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# Posté le mardi 08 juillet 2008 21:35

Modifié le mardi 08 juillet 2008 21:46

Et les gouvernements ne changeront jamais cela!!!

Et les gouvernements ne changeront jamais cela!!!
Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il est un enfant de mon âge et que ça fait une immense différence où on naît.
Et que je pourrais être un de ses enfants vivant dans les favelas de RIO.
Je pourrais être un enfant mourant de faim en SOMALIE
Ou victime de la guerre au MOYEN-ORIENT
Ou un mendiant en INDE
Je suis seulement une enfant, pourtant je sais...
Quel endroit merveilleuse cette terre serait !
Que si l'argent dépensé en guerre était utilisé pour trouver des réponses de l'environnement à en finir avec la pauvreté.

Par Severn Cullis Suzuki

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 21:25

Mesdames et Messieurs les adultes, faîtes que vos actions reflètent vos mots !

Mesdames et Messieurs les adultes, faîtes que vos actions reflètent vos mots !
Mesdames et Messieurs les adultes, faîtes que vos actions reflètent vos mots !

"Sommes-nous seulement dans vos listes de priorités ?" nous dit Severrine SUZUKI.

C'était en 1992, à l'ONU.

Severn Cullis Suzuki, une petite canadienne de 13 ans, représentant l'ECO, l'organisation des Enfants en défense de l'Environnement, a récolté avec ses amis qui ne sont que des enfants comme elle, l'argent nécessaire pour aider les enfants pauvres de cette terre et pour la préservation de notre planète qui est menacée, et elle rappelle le monde entier que tout le monde doit agir pour le bien du monde et de ne pas rester sans agir en visant ceux qui ont les moyens et restent dans l'ombre sans lever un doigt pour aider ceux qui sont dans le besoin surtout les enfants qui sont démunis de tout, en rappelant une citation de la chine " Il est plus facile partager ce qui nous reste que de donner ce que nous avons en trop" , elle a pris la parole et a exposé sa vision de l'avenir en interpellant les “grands” de ce monde.
Pas de langue de bois, absolument poignant.
C'était il y a 16 ans... et c'est toujours d'actualité.

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 21:17

Severn Cullis Suzuki

Severn Cullis Suzuki
Severn Cullis Suzuki

Étudiante de 20 ans, elle a travaillé activement pour l'environnement depuis l'école maternelle. Elle a travaillé avec des peuples indigènes en Colombie Britannique, en Asie du Sud-Est et en Amazonie pour protéger les forêts menacées par la déforestation. Adoptée dans le Clan Raven de la Nation Haida, elle a reçu le nom de Killthgula Gaayaa, Bonne Oratrice. Elle a Fondé l'Organisation Environnementale des Enfants (ECO), un petit groupe qui a recueilli des fonds pour participer au Sommet de Rio en 1992, "pour agir comme une conscience face aux décideurs". Prenant la parole dans de nombreux lieux : le Forum Global, le Parlement de la Terre, la Session Plénière du Sommet de la Terre, elle intervient régulièrement dans des écoles, des sociétés, des conférences et des réunions internationales sur la nécessité de changer nos valeurs, d'écouter les enfants et d'agir comme si leur avenir était important. De même, en tant qu'invitée et présentatrice de télévision, elle a participé à un grand nombre de programmes au Canada, aux États-Unis et en Grande Bretagne. Elle a écrit de nombreux articles sur des thèmes environnementaux et a publié un livre. Elle a reçu le Prix Global 500 en 1993 (attribué chaque année par le Programme des Nations unies pour l'environnement).

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 21:02