Joyeux noël mes amies et amis

Joyeux noël mes amies et amis

# Posté le vendredi 05 septembre 2008 13:04

Modifié le mercredi 24 décembre 2008 17:49

Samia Marilyne

Samia Marilyne

# Posté le vendredi 05 septembre 2008 11:40

Modifié le lundi 03 novembre 2008 14:00

Hommage à Trycia qui s'est décédée le 13 Juillet 2008

Hommage à Trycia qui s'est décédée le 13 Juillet 2008




Hommage à notre chère Trycia


Personne ne pourrait comprendre et ne peut savoir
Que ta peine était immense et ton malheur profond
Et tu t'es embourbée dans un piège de désespoir
Car tu étais tourmentée et pour tant de raisons


Trycia, un bout de femme pleine de charme
Qui aimait ses amies, sa famille et ses rêves
Mais ce désir ardent, inexplicable de l'âme,
Il t'a fait sombrer dans l'abîme noir sans trêve

Trycia, tu t'es enlisée davantage dans l'oubli
Avec aucun souvenir des champs et des prés
En te chutant dans ce tunnel noir et infini
Avec une âme triste et le c½ur désespéré

Trycia, tu ne pouvais rien faire pour t'en sortir
Tu t'es coincée dans un monde silencieux
Que les autres ne pourraient pas voir ou sentir
Et tu as choisi une façon de voler dans les cieux

Trycia, tu t'es envolée au dessus des landes
Dans un monde où tu vivras dans l'espérance
Dans ces contrées lointaines, d'une terre de légende
Où tu pourrais vivre enfin une réelle existence

Par Samia Nasr, le 22 juillet 2008

# Posté le mardi 22 juillet 2008 00:44

Une histoire de la lapidation de la femme adultère inspirée par la bible

Une histoire de la lapidation de la femme adultère inspirée par la bible
La femme adultère
Elle était là, à genoux, prostrée devant le Prophète qui posait question à bon nombre de gens. Pas très rassurée, mais pas trop inquiète non plus. Cela faisait belle lurette qu'on ne lapidait plus les femmes adultères, mais avec les fanatiques religieux, il faut toujours se méfier, et son mari, son vieux mari à qui son père l'avait unie contre sa volonté, son vieux mari dis-je, était riche et assez écouté. Elle lui avait dit qu'elle ne voulait pas de lui, mais il l'avait prise quand même ; et maintenant, il était furieux, naturellement. Mais, d'un autre côté, elle avait compris d'après les remarques qu'ils échangeaient entre eux, en la conduisant devant Lui, qu'il s'agissait surtout, non pas de la punir, elle, la femme coupable, mais de tendre un piège au Prophète. Fallait-il appliquer la loi de Moïse sur la lapidation des femmes adultères ? Qu'il dise oui, qu'il dise non, il serait piégé.
Elle attendait donc, la tête baissée, mais à travers ses cils, elle le voyait assis qui baissait la tête aussi et dessinait par terre avec un jonc ; que dessinait-il ? Elle n'arrivait pas à voir.
Il régnait un silence impressionnant, d'autant plus impressionnant qu'à l'arrivée, quand elle avait été jetée devant lui, tous les hommes hurlaient, l'accablant de reproches, décrivant sa faute avec force détails, et parlant tous à la fois.
Alors qu'allait-il décider ? Le silence se prolongeait, le silence était assourdissant. Et elle commençait à avoir vraiment peur, ses entrailles se retournaient ; elle pleurait doucement ; que ça finisse, qu'il parle, elle n'en pouvait plus.
Et dans ce silence, on l'a entendu qui disait calmement en les regardant dans les yeux, les uns après les autres : « Que celui qui est sans péché, lui jette la première pierre. »
Mais elle, dans son affolement, elle a seulement entendu : « Qu'on lui jette la première pierre », alors elle s'est encore plus contractée. C'est pas possible qu'il ait dit ça, on le disait bon, miséricordieux, bienveillant avec les pécheurs...
Et elle a attendu, attendu, crispée, retenant son souffle, tremblant de tous ses membres. Mais il s'est fait un petit bruit, et elle a vu son vieux mari qui s'éloignait, et puis un autre et un autre, et le mouvement s'est accentué et finalement, ils sont tous partis.
Elle était seule, là, devant lui ? Alors, elle a levé la tête et elle l'a regardé elle aussi dans les yeux, et elle a vu qu'il lui souriait, mais douloureusement.
Elle avait envie de l'embrasser, de lui dire merci, de danser. Délivrée, elle était délivrée, mais elle n'osait pas. Et il lui a dit seulement : « Va, et ne pèche plus ! »
C'est vrai. Elle avait péché. Elle n'avait pas à danser, ni à crier de joie. Elle avait péché. Mais elle savait qu'elle était pardonnée. Merci mon Dieu.


# Posté le jeudi 17 juillet 2008 22:19